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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 01:04

So this is it, comme le dirait feu Michael Jackson, j'ai quitté mon pays, j'ai quitté ma patrie.

Non sans verser quelques litres de larmes. Parce que quand on s'en va, c'est comme pour tout, on sait ce que l'on quitte, mais on ne sait pas ce que l'on va trouver.

En rêvant de partir vivre en Angleterre, je m'imaginais comme dans l'Auberge Espagnole, l'Espagne en moins. C'est à dire : je pars vivre la belle la belle vie en Espagne, en Angleterre donc, avec plein de personne de plein d'horizons et de pays différents et on vivrait tous heureux, ensemble dans un joyeux bordel.

Je tiens à préciser que ceci est toujours à l'ordre du jour, car je viens à peine d'arriver (il y a de cela 4 jours) et n'ai donc pas encore trouvé de colocation, ni rien. Pour les petits curieux je suis hébergée par une amie qui a eu la bienveillance avec son copain de vouloir m'accepter chez elle pendant deux semaines, (le max que je me suis donné car mon nouveau travail commence à la date fatidique du 1er juin).

Bref.

Ce que j'avais oublié de compter dans l'équation de mon fantasme anglais c'était la peur, l'anxiété et le stress générés par le déracinement, la solitude et plus simplement et plus globalement par l'indépendance.

J'en ai passé quelques unes des nuits avant mon départ, à m'endormir en pleurant de stress/anxiété. Par que je m'auto-cite

"Jaipeurderatermoncaretsijeleratepasquilaitunaccidentetquunefoisarrivéejenaipasdetransportpourallerlàoùjedoisalleretquejenarrivepasàportermesénormesvalisesetqueetquejelesdérangemesamisquimaccueillentetquejenetrouvepasdelogementtoutdesuiteetqueducoupjedoivefaireletrajetdepuischezeuxetqueçameprennedutempsetquejesoisenretardèslespremiersjours.

Enplusjevaisêtretouteseuleetjauraipasnimafamillenimesamisnimonchérinimonchatetpuisjaipeurdepasavoirassezdargentetquepersonnenepuissemaideretquejecomprennepascequonmediseetquejenetrouvepasdelogementetquejemesenteseuleetquetoutlemondevivedestrucsdeoufetquemoijesoisloin..."

Oui oui tout ça se bousculait dans ma tête à me provoquer des attaques de panique dès la lumière éteinte, et même en plein jour à me donner l'impression de tomber dans un gouffre. Demandez à mon chéri il vous confirmera tout ça, et même il vous dira certainement que j'ai oublié pas mal de peurs...

Tout ça pour dire que quand la veille au soir mes deux meilleures amies sont venues chez moi (après la Zumba) me rejouer ma scène préférée de mon film préféré sur une musique de mon groupe préféré (Best Friend de Queen) ça m'a vraiment fait du bien et presque même fait pleurer, mais ça CHUT! faut pas leur dire !!

Enfin voilà, ça y est j'ai trimbalé ma mes valises au pays des mangeurs de jelly et des buveurs de thé, et malgré les au-revoir douloureux et larmoyants avec mon chéri, j'ai vite retrouvé le sourire sur la route. Les yeux gonflés et le nez coulant aidant à tomber dans un sommeil réparateur, je me suis réveillée dans mon car après une heure de trajet, sous un superbe soleil et j'ai réalisé que voilà ça y est, je partais enfin réaliser mon rêve !

Non pas loin des yeux loin du cœur, mais j'avais enfin les yeux tournés vers l'avant et vers mes projets, plutôt que vers l'arrière et vers tout ce que j'y laissais...

Depuis je suis arrivée et j'ai fait pas mal de choses en 4 jours mais ça, ce sera dans un prochain article...

P.S : Ma scène préférée de mon film préféré, etc etc, c'est celle-

(Oui mes amies >>>>>>> vos ami(e)s)

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Published by Swax - dans Expatriation
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commentaires

Jul 18/05/2015 14:51

Je confirme je suis le cherie de la madame et effectivement elle a pleure elle m'as engueulé mais je ne t'en veut pas car tu realise enfin ton rêve et comme tu le sais ce qui m'importe cest ton bonheur donc oui on est separe en distance mais pas en amour profite de cette experience je t'aime

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